Un anatomopathologiste de l’Institut de cardiologie devient un chef de file à l’échelle internationale

avril 2011

Le Dr John Veinot de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO) a été élu président de la Société de pathologie cardiovasculaire, un organisme international qui regroupe des professionnels du monde entier. Ce nouveau rôle de chef de file s’ajoute aux postes qu’occupe actuellement le Dr Veinot, notamment ceux de chef du Service de pathologie et médecine de laboratoire de l’Institut de cardiologie de L’Hôpital d’Ottawa (L’HO) et du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), directeur du Département de pathologie et médecine de laboratoire de l’Université d’Ottawa, et médecin-chef du Service de pathologie de l’Association des laboratoires régionaux de l’est de l’Ontario (ALREO).

Malgré tout, accepter la présidence de la Société allait de soi. « La pathologie cardiaque, c’est mon travail, c’est ma passion », dit-il.

Le Dr Veinot s’est fixé deux objectifs pour son mandat de deux ans : élaborer une procédure pour former la prochaine génération d’anatomopathologistes et établir des normes et des critères de pathologie pour le diagnostic de diverses maladies du cœur.

Le premier objectif repose sur des raisons pratiques. Comme il l’a souligné lors d’un discours prononcé récemment pour la Société, « nous devons prendre de l’essor. Comme plusieurs domaines de la pathologie, nous souffrons d’un problème de visibilité et, peut-être, de perception de la pertinence ». D’ordinaire, les anatomopathologistes des cardiopathies travaillent dans l’ombre, procurant des diagnostics qui permettent aux chirurgiens et aux cardiologues de traiter le patient adéquatement. Le rôle de la pathologie s’est complexifié en raison de l’amélioration de l’imagerie diagnostique et du développement des marqueurs sanguins pour détecter des maladies. Il est important que ces technologies soient analysées de manière éclairée et comparées à une norme d’excellence, qui est souvent la pathologie. Les anatomopathologistes jouent aussi un rôle important en fournissant une rétroaction sur la justesse d’un diagnostic clinique et en veillant à la sécurité des patients, un aspect aujourd’hui prioritaire de la profession.

Dr. John Veinot, MD, FRCPC
Dr John Veinot, M.D., FRCPC

« La pathologie cardiaque, c’est mon travail, c’est ma passion. »

  • Chef, Service de pathologie et médecine de laboratoire, Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa
  • Chef, Service de pathologie et médecine de laboratoire, L’Hôpital d’Ottawa et Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario
  • Directeur, Département de pathologie et médecine de laboratoire, Université d’Ottawa

Quant au second objectif, « si les anatomopathologistes des cardiopathies ne peuvent fixer de normes et de critères pour poser des diagnostics de pathologie, alors qui le fera? », demande-t-il.

Il a travaillé avec des anatomopathologistes en Europe et aux États-Unis et il espère amener les pays asiatiques à la table. Le groupe du consensus a déjà rédigé des documents sur les exigences en matière d’enseignement et de formation pour la pathologie cardiovasculaire, l’utilisation de la biopsie endomyocardique ainsi que les normes et les procédures de manipulation en pathologie cardiovasculaire chirurgicale. Ces normes aideront les anatomopathologistes non spécialisés en médecine cardiovasculaire avec des critères diagnostiques, ce qui s’avérera utile pour les soins aux patients et l’optimisation des échantillons qui pourraient devoir être envoyés à un anatomopathologiste des cardiopathies pour évaluation.

La tâche est ambitieuse, puisque chaque pays a une approche différente de la pathologie cardiovasculaire, des exigences médico-légales, des questions éthiques et des lois. Le Dr Veinot a indiqué que son travail consistait à tenter de dégager un consensus fondé sur des données factuelles. « Il n’y a que quelques personnes dans le monde qui font ce que je fais, dit-il. Nous sommes un petit groupe et nous aimons ce que nous faisons. »

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