Un mode de vie sain peut contrebalancer les risques génétiques de crise cardiaque

Un groupe de femmes assises dans l'herbe qui s'adonnent à un exercise d'étirement.

Il est possible de contrôler plusieurs des facteurs qui font augmenter notre risque de subir une crise cardiaque : consommation de tabac, forme physique, alimentation. Toutefois, la prédisposition génétique est un facteur de risque majeur souvent perçu comme incontrôlable. Or, des chercheurs du Massachusetts General Hospital ont voulu savoir si une telle prédisposition pouvait être atténuée par nos choix de vie ou si le risque génétique était inaltérable.

En analysant les données provenant de quatre grandes études, les chercheurs ont découvert que la prédisposition génétique des participants à subir une crise cardiaque ou à développer une maladie coronarienne pouvait faire augmenter leur risque de subir un événement cardiaque dans une proportion pouvant atteindre 90 %. Ils ont également évalué le mode de vie des participants (tabagisme, indice de masse corporelle, niveau d’activité physique, alimentation), leur attribuant un score général de santé. Ils faisaient correspondre ce score avec un profil de risque génétique, puis les comparaient avec l’incidence d’événements cardiaques indésirables sur une longue période.

Ces événements se produisaient clairement plus souvent chez les participants qui présentaient un risque génétique élevé. Toutefois, ceux qui optaient pour un choix de vie sain étaient associés à une diminution de 50 % du risque. « Certains peuvent penser qu’ils ne peuvent pas échapper aux risques génétiques de subir une crise cardiaque, mais selon nos recherches, opter pour un mode de vie sain pourrait considérablement réduire ce risque génétique », a indiqué l’un des chercheurs principaux de l’étude, le Dr Sekar Kathiresan.

 

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