Un nouveau chef pour la Division de cardiologie

mai 2012

Bob Beanlands Chef de la Division de cardiologie à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa
Dr Bob Beanlands Chef de la Division de cardiologie à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa

En mars, le Dr Rob Beanlands a été nommé chef de la Division de cardiologie à l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO). Il apporte à son nouveau poste une grande expérience en imagerie cardiovasculaire et une passion pour les soins centrés sur le patient et la formation.

Le Dr Beanlands remplace le Dr Terrence Ruddy, chef de la Division depuis 2006, qui a décidé de céder sa place pour se concentrer sur la recherche et ses tâches cliniques. Comme chef de division, le Dr Beanlands souhaite mettre l’accent sur ce qu’il appelle « les trois P » dans tous les aspects de la cardiologie à l’Institut de cardiologie. « Le premier “P” désigne les patients : je veux réaffirmer et encourager la culture du patient avant tout. Chaque fois que nous prenons une décision, nous devons penser avant tout à ce qui est le mieux pour nos patients », explique-t-il.

Cette approche s’applique à tout ce qui se fait au sein de la Division, ajoute-t-il. Elle s’applique aux soins quotidiens donnés aux patients, mais également à la formation des cardiologues stagiaires et autres qui formeront la prochaine génération de fournisseurs de soins cardiovasculaires et à la recherche qui mènera à de nouvelles façons de comprendre la maladie du cœur et de traiter les patients.

Le deuxième « P » désigne les personnes. « Je prends ce terme dans son sens large, dit le Dr Beanlands. Dans le cas des personnes de la Division de cardiologie, il s’agira de faire progresser leurs recherches et leurs travaux universitaires, et de favoriser leur avancement comme membres de la Division et comme chefs de file de la communauté cardiovasculaire. Mais je parle aussi des personnes avec lesquelles nous travaillons dans la région pour offrir les meilleurs soins possible », ajoute-t-il.

Le dernier point important mène au troisième « P » : les partenariats. « Nos partenaires incluent nos infirmières, les autres divisions de l’Institut de cardiologie, L’Hôpital d’Ottawa, nos partenaires dans la région ainsi que les autres établissements de médecine cardiovasculaire au pays et ailleurs dans le monde. Nous voulons bâtir et cultiver nos partenariats et nos collaborations. Un effort concerté et des investissements partagés peuvent aider à nous mener là où nous voulons aller », dit-il.

Pour ce faire, le Dr Beanlands peut s’inspirer de ses rôles de chef de file au sein d’autres organisations et réseaux, notamment comme ancien président de la Société canadienne de cardiologie nucléaire (SCCN), président du congrès annuel de la Société canadienne de cardiologie (SCC), nouveau vice-président du Comité d’examen scientifique de la Fondation des maladies du cœur (FMC) et membre fondateur d’initiatives nationales de collaboration en recherche comme le Réseau d’imagerie multimodale cardiovasculaire CAIN et l’étude IMAGE-HF.

« En ce qui a trait aux priorités plus pressantes, nous allons identifier les lacunes critiques afin d’améliorer notre offre de soins », explique-t-il. Un des objectifs sera de multiplier les possibilités de traitement de l’insuffisance cardiaque, une pathologie qui ne fera qu’augmenter en nombre puisque la population canadienne vieillit (voir « Utiliser les bons outils pour traiter l’insuffisance cardiaque »).

Il faudra donc éventuellement recruter d’autres médecins et favoriser la recherche sur l’insuffisance cardiaque, un domaine qui a été insuffisamment étudié de son point de vue. D’autres recrutements pourraient aussi être d’actualité en imagerie, échocardiographie, biologie vasculaire et économie de la santé.

En général, le Dr Beanlands pense que la Division doit mettre l’accent sur le potentiel translationnel de la recherche en cours. « Dans le monde de la recherche, il existe un mouvement vers la recherche axée sur le patient. C’est ce qui se produit partout, dit-il. C’est formidable d’avoir de nouvelles idées, mais nous devons les appliquer. Où donc s’intègre ce que nous faisons dans la compréhension de la maladie chez l’humain et comment utilisons-nous cela pour offrir de nouveaux traitements qui peuvent améliorer les soins et les résultats? Comment pouvons-nous le faire plus efficacement? »

Le Dr Beanlands veut aussi tirer parti de l’exceptionnelle formation des résidents et des étudiants en médecine de la Division pour améliorer la formation médicale continue de ses propres médecins et des médecins de la communauté. « L’idée est d’étendre le portfolio de formation pour une application générale, de prendre l’excellence que nous avons dans le programme de résidence et la formation postdoctorale et de l’étendre pour offrir un continuum de formation et un apprentissage permanent », explique-t-il.

« Nous avons de bonnes relations dans la communauté, mais nous parlons ici d’aller encore plus loin; par exemple en formant les médecins de famille à un certain niveau pour prendre en charge l’insuffisance cardiaque et la fibrillation auriculaire au sein même de la communauté. C’est vers là que les soins se dirigent, et la province investit dans l’amélioration des soins à proximité des patients », ajoute-t-il.

Un directeur de la formation se joindra à un directeur clinique, à un directeur de la recherche et à des associés et des collaborateurs à L’Hôpital d’Ottawa pour former une nouvelle équipe de direction qui aidera à gérer les priorités de la Division. Dans l’optique de se concentrer sur l’expérience du patient et de l’améliorer, l’une des priorités sera de mettre encore plus l’accent sur la qualité.

« Je veux que chaque secteur de la cardiologie, que ce soit l’électrophysiologie, la cardiologie interventionnelle, l’imagerie, les soins cliniques ou l’insuffisance cardiaque, identifie certains paramètres de qualité à cibler pour l’amélioration, détermine les résultats liés à ces paramètres et développe des indicateurs de mesure pour ces paramètres afin de voir comment nous pouvons les améliorer. Nous avons déjà une solide culture de soins de qualité à l’Institut de cardiologie et je veux que cela se poursuive et se développe », explique le Dr Beanlands.

Avant que le Dr Beanlands se joigne à l’Institut de cardiologie en 1992, il avait déjà des liens personnels très étroits avec cet endroit. Son père, le Dr Donald Beanlands, a été le chef fondateur de la Division de cardiologie, poste qu’il a occupé pendant 19 ans. « Je suis très fier de cet héritage et je consulte encore mon père quand je fais face à des cas difficiles, des décisions délicates, raconte le Dr Beanlands. Il était un bon chef de file et un excellent clinicien. Ma vision de la Division est différente, mais je pense que les valeurs sont les mêmes », ajoute-t-il.

Et comment le plus jeune Dr Beanlands voit-il le succès de la Division? « Si d’ici cinq ans, où que vous alliez dans la Division, tout le monde dit “ici, les patients passent avant tout”, alors ce sera un succès. Si les membres de la Division travaillent à des projets de recherche d’importance et transposent les connaissances ainsi acquises dans notre région, dans notre pays et ailleurs dans le monde, et si les membres de notre équipe sont des chefs de file de la communauté, au pays et ailleurs dans le monde, ce sera un succès. »

« Si, par nos partenariats, nous renforçons l’idée que l’Institut est l’endroit de prédilection dans le monde pour les choses que nous faisons bien, qu’il s’agisse des soins aux patients, de la formation ou de la recherche, ce sera un succès. C’est là mon objectif audacieux, et c’est l’objectif que nous visons », conclut-il. •