Cinq faits saillants du CCSC virtuel de cette année

novembre 2020

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Voici nos faits saillants du plus grand congrès de cardiologie du Canada.

Le plus grand rassemblement de spécialistes de la santé cardiovasculaire et de professionnels paramédicaux au Canada n’allait pas se laisser arrêter par la COVID-19. Le mois dernier, alors que les responsables de la santé publique imposaient des restrictions pour empêcher les rassemblements de masse dans plusieurs régions du pays, les membres de la communauté médicale s’intéressant à la santé cardiaque se rassemblaient en toute sécurité en ligne pour réseauter, prendre part à des séances de formation et découvrir comment intégrer les dernières avancées scientifiques à leur pratique.

Cette année, le Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire (CCSC) organisé par la Société canadienne de cardiologie (SCC) et Cœur + AVC s’est déroulé entièrement en mode virtuel.

Voici cinq faits saillants du CCSC virtuel de 2020.

 
Dr Marc Ruel, Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa

Des milliers d’opérations cardiaques sans sternotomie effectuées partout dans le monde utilisent les techniques mises au point et perfectionnées par le Dr Ruel, qui dirige la Division de chirurgie cardiaque de l’ICUO.

Le Dr Marc Ruel d’Ottawa devient président de la SCC

La SCC a annoncé l’arrivée d’un nouveau président pour les deux prochaines années : le Dr Marc Ruel de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa (ICUO). Il succède au Dr Andrew Krahn. Lire le communiqué de presse intégral de la SCC.

Dans un épisode de Radio BEaTS Research à l’ICUO, le Dr Ruel a discuté de l’état des soins de santé au Canada dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

 
Mohammad Al-Khalaf, chercheur boursier postdoctoral à l'ICUO.

Mohammad Al-Khalaf, chercheur boursier postdoctoral à l’ICUO.

Mieux comprendre la relation entre les infections virales et les maladies cardiaques

Mohammad Al-Khalaf, chercheur boursier postdoctoral à l’ICUO, a codirigé un atelier visant à explorer le lien entre les infections virales et les maladies cardiovasculaires. 

« Il existe encore de nombreuses lacunes dans notre compréhension de la relation entre les maladies infectieuses et la santé cardiovasculaire, et dans la façon dont nous communiquons ce que nous savons et continuons de découvrir à ce sujet. Il y a un grand besoin de collaboration interdisciplinaire dans la communauté médicale pour combler ces lacunes et transmettre efficacement nos découvertes à la population canadienne », a précisé le chercheur en parlant des éléments à retenir de l’atelier.

 « Communiquer les complexités de la science au public de manière percutante n’est pas anodin, a-t-il poursuivi. Il nous revient à tous de collaborer de manière constructive avec les journalistes qui peuvent aider à diffuser la recherche de façon claire et concise auprès du grand public. »   

Animateur à Radio BEaTS Research, Mohammad Al-Khalaf a récemment interviewé le nouveau président du comité des stagiaires de la SCC, Christopher Cheung, Ph.D., et Jodi Edwards, Ph.D., directrice du Programme de recherche sur le cœur et le cerveau de l’ICUO.

 
Mireille Ouimet, Ph.D. Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa

Selon Mireille Ouimet, le but des recherches menées dans son laboratoire consiste à stopper, à prévenir ou à renverser le processus athérosclérotique, ce qui prévient les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.

Une chercheuse d’Ottawa reçoit un grand prix pour ses recherches sur le métabolisme cardiovasculaire

La chercheuse Mireille Ouimet, Ph.D., directrice du Laboratoire de métabolisme cardiovasculaire et de biologie cellulaire de l’ICUO, a remporté l’une des deux Bourses de recherche cardiométabolique, assorties d’un financement de 25 000 $.

Les projets ont été choisis en fonction de leur capacité de faire progresser les connaissances ou d’améliorer les soins aux patients atteints de maladies cardiométaboliques. La subvention permettra au groupe de Mireille Ouimet d’amorcer une étude sur le rôle de la lipophagie (l’autodégradation des gouttelettes de lipides intracellulaires) dans la polarisation des macrophages (processus par lequel les cellules immunitaires qui détectent et détruisent les pathogènes nocifs et récoltent les « cellules poubelles » dans l’organisme sont activées).

« L’étude de l’autophagie — processus métabolique d’autodestruction des tissus du corps humain dans les maladies cardiaques — est un domaine de recherche en plein essor qui présente un énorme potentiel de découvertes, a expliqué la chercheuse. C’est pour moi un grand honneur d’avoir été sélectionnée pour ce prix parmi de nombreux candidats très méritants, et je suis reconnaissante de recevoir ces fonds pour mener nos projets de recherche. »

 
Image décorative : La marijuana et votre cœur, The Beat, octobre 2018.

L’article de The Beat, La marijuana et votre cœur, (octobre 2018) se classe encore parmi les plus lus.

Pas de feu vert pour le cannabis deux ans après sa légalisation

Lors d’une séance plénière conjointe sur la toxicomanie et la santé cardiaque, Bob Reid, Ph.D., chercheur à l’ICUO, et le Dr Michael Givertz, du Brigham and Women’s Hospital de Boston, se sont demandé si les bienfaits cardiovasculaires du cannabis l’emportaient sur les risques.

Robert Reid recommande la prudence aux patients : « Si vous ne consommez pas de cannabis en ce moment, il n’y a aucune raison de commencer, a-t-il répondu à The Beat. Si vous consommez du cannabis et que votre santé cardiaque vous préoccupe, et si vous voulez réduire vos risques d’être victime d’un accident cardiovasculaire, évitez les sources du marché noir et songez à consommer des produits comestibles contenant des taux de THC les plus bas possible. »

Il déconseille également de prendre des formes combustibles de cette drogue. « N’en fumez pas, conseille-t-il. Le monoxyde de carbone et les produits de la combustion font augmenter les risques cardiovasculaires. »

Une étude récente portant sur une cohorte de 700 patients admis à l’ICUO a révélé que 14 % d’entre eux avaient consommé du cannabis au cours de l’année précédente et que 6,3 % en consommaient quotidiennement. Parmi les personnes interrogées, 90 % ont déclaré qu’elles achetaient encore la drogue sur le marché noir plutôt que dans les points de vente autorisés au Canada.

 
Dre Donna May Kimmaliardjuk, ICUO

Grâce à ses recherches et à sa pratique, la Dre Kimmaliardjuk espère contribuer à améliorer les soins et la santé des femmes et des minorités atteintes de maladies cardiovasculaires.

Pleins feux sur la prochaine génération de soins cardiaques

Le Dr Marc Ruel a interviewé la Dre Donna May Kimmaliardjuk, première chirurgienne cardiaque inuite du Canada. Ils ont discuté de son expérience en tant que clinicienne autochtone dans le cadre de la série Spotlight on the Next Generation de la SCC, qui présente des leaders noirs et autochtones en début de carrière. La Dre Kimmaliardjuk termine un stage de recherche en chirurgie cardiaque avancée à la Cleveland Clinic.

La « Dre K », comme l’appellent ses anciens collègues et patients de l’ICUO (où elle a fait six années de résidence en cardiologie), aspire à une carrière en chirurgie coronarienne centrée sur la santé des femmes et des populations autochtones.

« J’ai le sentiment de pouvoir comprendre ces populations et d’améliorer la recherche, les soins et l’équité des soins dans ces populations », a-t-elle indiqué.

Regardez la partie 1 et la partie 2 de l’entrevue avec la Dre Kimmaliardjuk.

Pour connaître un peu mieux l’histoire de Donna May Kimmaliardjuk, lisez le profil que nous avons publié à son sujet en novembre 2017.

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