Le diabète

(Aussi appelé diabète sucré)








Le diabète est une maladie qui fait que l’organisme n’assimile pas les aliments correctement, ce qui entraîne une accumulation de glucose (un type de sucre) dans le sang.

Normalement, lorsque la glycémie augmente après un repas, le pancréas (un organe voisin de  l’estomac) sécrète une hormone appelée insuline afin de favoriser l’absorption du glucose par le foie et d’autres cellules du corps. En cas de diabète de type 1, l’organisme ne produit pas assez d’insuline, tandis qu’en cas de diabète de type 2, l’organisme n’arrive pas à utiliser efficacement l’insuline produite, ce qui fait monter la glycémie.

Une glycémie excessive peut accroître le dépôt de cellules adipeuses sur les parois vasculaires, ce qui rétrécit les vaisseaux et réduit le débit sanguin. Avec le temps, ces dépôts peuvent durcir ou obstruer les vaisseaux et causer une maladie coronarienne.

La diminution de l’absorption du glucose par les cellules fait qu’elles disposent d’une quantité réduite d’énergie, ce qui entraîne des complications à long terme au niveau des petits vaisseaux sanguins des yeux, des reins et des nerfs.

Les personnes diabétiques sont trois à cinq fois plus à risque que les autres d’être atteintes d'une cardiopathie (ce risque est plus élevé chez les femmes que les hommes). En raison de la résistance à l’insuline, les diabétiques sont aussi plus susceptibles de souffrir d’embonpoint, d’hypertension et d’hypercholestérolémie, qui sont tous des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

Types de diabète

Il existe trois principaux types de diabète :

  • Diabète de type 1 : Le corps des personnes atteintes du diabète de type 1 cesse de produire de l’insuline, parce que leur système immunitaire détruit par erreur des cellules du pancréas. La maladie représente environ 5 à 10 % des cas de diabète et elle se manifeste habituellement pendant l’enfance ou l’adolescence, et plus rarement à l’âge adulte — sous la forme LADA (Latent Autoimmune Diabetes in Adulthood).
  • Diabète de type 2 : La production d’insuline par le pancréas est insuffisante ou l’organisme n’assimile pas l’insuline correctement, ce qui entraîne une hausse de la glycémie. Ce type de diabète se manifeste généralement à l’âge adulte, mais il est de plus en plus fréquent chez les adolescents qui n’ont pas de saines habitudes de vie.
  • Diabète gestationnel : Il s’agit d’un diabète temporaire qui se produit lors de la grossesse, en raison de changements hormonaux. Les femmes qui en sont atteintes ont un risque accru de souffrir de diabète de type 2 plus tard.

Les personnes souffrant de prédiabète ont une glycémie supérieure à la normale, mais inférieure au taux permettant de poser un diagnostic de diabète. Près de la moitié des personnes qui en sont atteintes développeront le diabète de type 2 plus tard au cours de leur vie. Le prédiabète augmente les risques de maladie cardiovasculaire.

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Causes

Le diabète de type 1 est causé par des facteurs génétiques et divers facteurs environnementaux qui amènent le système immunitaire à attaquer le pancréas. On ne peut pas le prévenir.

Certains facteurs de risque liés au développement du diabète gestationnel ou au diabète de type 2 (comme l’âge, la génétique et l’origine ethnique) sont immuables. D’autres (comme l’obésité abdominale, l’hypercholestérolémie et l’hypertension) peuvent être traités.

Les principaux facteurs de risque du diabète de type 2 sont les suivants :

  • L’âge (avoir 40 ans ou plus)
  • Les antécédents familiaux (avoir un parent au premier degré atteint de diabète)
  • L’origine ethnique (être d’origine autochtone, latino-américaine, asiatique ou africaine)
  • Être obèse ou faire de l’embonpoint
  • Avoir reçu un diagnostic de prédiabète, de diabète gestationnel, d’hypertension, d’hypercholestérolémie, d’apnée obstructive du sommeil ou de schizophrénie
  • Avoir accouché d’un bébé de plus de 4 kg (9 lb)
  • Avoir reçu un diagnostic de polykystose ovarienne ou d’acanthosis nigricans (maladie de la peau)
  • Prendre des corticostéroïdes

Diagnostic

Pour dépister le diabète, l’Institut de cardiologie utilise le test d’hémoglobine A1c (HbA1c), qui permet de mesurer le taux de glycémie moyen pour les deux ou trois mois précédents. Ce test nous donne une meilleure idée de la métabolisation globale du glucose que les tests à jeun, qui ne mesurent la glycémie qu’à un moment précis. Comme l’hémoglobine A1c peut être mesurée en tout temps et qu’elle représente un facteur de risque cardiovasculaire continu, ce test est plus efficace que la glycémie à jeun pour prédire les troubles liés aux gros vaisseaux sanguins.

Les personnes de plus de 40 ans devraient passer des tests de dépistage du diabète tous les trois ans. Celles qui présentent un ou plusieurs facteurs de risque devraient subir ces tests plus souvent.

Symptômes

Plusieurs personnes diabétiques n’ont aucun symptôme. Chez plusieurs patients, le diabète de type 2 n’est dépisté qu’au cours du traitement d’une maladie du cœur. Les principaux symptômes du diabète sont les suivants :

  • Soif inhabituelle
  • Envie fréquente d’uriner
  • Perte/prise de poids
  • Fatigue extrême ou manque d’énergie
  • Vision trouble
  • Infections fréquentes ou à répétition
  • Coupures ou ecchymoses qui mettent du temps à guérir
  • Picotements ou engourdissements aux mains ou aux pieds
  • Difficulté à avoir ou à conserver une érection

Traitement

Le diabète de type 1 se traite uniquement par insuline, à l’aide d’injections ou de pompes sous-cutanées.

On peut gérer le diabète de type 2 ou même le faire régresser en adoptant de meilleures habitudes de vie. Voici quelques exemples :

  • Activité physique : Les personnes diabétiques devraient effectuer au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse par semaine, réparties sur au moins trois jours, sans passer plus de deux jours consécutifs sans faire d’exercice.
  • Alimentation : Les personnes diabétiques devraient éviter les glucides raffinés, notamment les sucreries et les aliments ayant un indice glycémique élevé, comme le pain, les pâtes, les pommes de terre et le riz. Elles pourront plus facilement stabiliser leur glycémie en réduisant leurs portions, en intégrant les quatre groupes alimentaires à chacun de leur repas, et en mangeant à des intervalles de quatre à six heures.
    • Le Centre de la prévention et du mieux-être de l’ICUO offre des ateliers intitulés « Une saine alimentation pour les diabétiques » (inscription au 613-696-7071).
  • Gestion du poids : Le simple fait de réduire votre poids de 5 % peut aider votre organisme à utiliser l’insuline plus efficacement.

Les personnes diabétiques qui prennent des médicaments ou de l’insuline doivent régulièrement surveiller leur glycémie. Il existe des appareils qui permettent de vérifier votre glycémie à la maison. Si vous êtes diabétique, vous devriez tenter d’avoir une glycémie de 4 à 7 mmol/l juste avant de manger. Consultez votre médecin afin de déterminer vos limites inférieures et supérieures de glycémie après les repas, afin que votre taux d’hémoglobine A1c ne dépasse pas 7 %.

Si de meilleures habitudes de vie ne suffisent pas à abaisser votre glycémie, vous devrez prendre des médicaments oraux et de l’insuline afin d’éviter des complications à long terme. Plusieurs médicaments ont un effet sur les composantes du corps qui régulent la glycémie. Diabète Canada offre des renseignements complémentaires sur les traitements hypoglycémiants.

  • Metformine : Ce médicament sûr et efficace est le premier à être recommandé pour le traitement du diabète de type 2 avec une modification des habitudes de vie. Il aide le corps à utiliser l’insuline qu’il produit plus efficacement.

Il faut aussi parfois traiter le diabète gestationnel à l’aide de médicaments au cours de la grossesse.

Pour plus de détails, veuillez consulter nos vidéos éducatifs portant sur le diabète.