Prévention des infections

Dans le milieu des soins de santé, l’hygiène des mains est la meilleure façon de prévenir les infections et la propagation de bactéries résistantes aux antibiotiques. Un désinfectant pour les mains à base d’alcool est la méthode de choix pour décontaminer les mains lorsque celles-ci ne semblent pas sales. Par contre, dans les cas où les mains sont visiblement sales, il faut les laver au savon et à l’eau courante. Dans un cas comme dans l’autre, il est important de frotter vigoureusement les mains l’une contre l’autre pendant au moins 15 secondes.

Le service de prévention et de contrôle des infections de l’ICUO travaille à protéger les patients et les familles des infections associées aux soins de santé.

Clostridium difficile

Le Clostridium difficile, également connu sous le nom de C. difficile ou C. diff., est une bactérie courante dans notre environnement, notamment dans l’intestin et les selles des humains et des animaux. Habituellement, le C. difficile ne présente pas de danger, mais la bactérie peut infecter les patients qui suivent un traitement antibiotique, les personnes âgées et les sujets dont la santé est compromise.L’infection peut entraîner des diarrhées, de la fièvre, des douleurs abdominales et, dans les cas extrêmes, le décès.

La bactérie se transmet par contact avec les selles ou avec des surfaces contaminées, en particulier dans les toilettes. La prévention repose essentiellement sur une bonne hygiène, comme le lavage soigneux des mains.
Pour en savoir plus sur le C. difficile, consultez la  fiche de renseignements sur le C. difficile  produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à C. difficile

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*
       

Janvier 2015

0

3 974

0

Février 2015

0

3 683

0

Mars 2015

2

4 103

0,49

Avril 2015

0

3 775

0

Mai 2015

2

4 130

0,48

Juin 2015

2

3 872

0,52

Juillet 2015

3

3 924

0,76

Août 2015

3

3 885

0,77

Septembre 2015

2

3 957

0,51

Octobre 2015

1

4 066

0,25
Novembre 2015 3 4 021 0,75
Décembre 2015 1 3 987 0,25
Janvier 2016 0 4 186 0

 

Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline

SARM est l’abréviation de « Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline ».Le Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) est une bactérie (ou un germe) que l’on trouve sur les muqueuses du nez ou sur la peau. La plupart des gens qui en sont porteurs n’en souffrent pas, mais il arrive qu’une infection se développe chez certaines personnes et nécessite un traitement. Lorsque le sang lui-même est infecté, on parle de bactériémie.

Si les antibiotiques courants, comme la pénicilline, ne parviennent pas à détruire le Staphylococcus aureus, la bactérie est qualifiée de « résistante » ou, dans le cas présent, de SARM. Les infections à SARM ne sont pas forcément plus graves que celles attribuables à la souche courante de Staphylococcus aureus. Toutefois, seuls quelques antibiotiques sont efficaces contre les infections à SARM.

Le SARM se transmet par contact direct avec un individu infecté ou ses excrétions, ou encore avec du matériel contaminé. Comme la bactérie peut survivre sur les mains ou d’autres surfaces, l’hygiène est la meilleure mesure de prévention. Il est important de se laver soigneusement les mains, soit avec de l’eau et du savon, soit avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, surtout après être allé aux toilettes ou s’être mouché.

Pour en savoir plus sur le SARM, veuillez consulter la fiche de renseignements sur le SARM produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à SARM

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*

 

 

 

 

Janvier 2015

0

3 974

0

Février 2015

0

3 683

0

Mars 2015

2

4 103

0,49

Avril 2015

0

3 775

0

Mai 2015

0

4 130

0

Juin 2015

0

3 872

0

Juillet 2015

0

3 924

0

Août 2015

0

3 885

0

Septembre 2015

0

3 957

0

Octobre 2015

0

4 066

0

Novembre 2015 0 4 021 0
Décembre 2015 0 3 987 0
Janvier 2016 0 4 186 0

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Entérocoque résistant à la vancomycine

ERV est l’abréviation de « entérocoque résistant à la vancomycine ». La vancomycine est un antibiotique utilisé pour traiter les infections. Les entérocoques sont des bactéries couramment présentes dans les intestins. Toutefois, chez certaines personnes, ces bactéries causent une infection qui doit être traitée. Seuls quelques antibiotiques, dont la vancomycine, sont efficaces contre les infections à entérocoques. Si l’entérocoque développe une résistance à la vancomycine, cet antibiotique ne parvient plus à détruire la bactérie. Cependant, il existe d’autres antibiotiques pour traiter les infections à ERV.

Les ERV se transmettent habituellement par le contact avec les mains d’un membre du personnel soignant qui a lui-même été contaminé par une personne infectée. Les excrétions et les selles sont les sources les plus courantes de contamination. En l’absence de mesures de nettoyage adéquates avec un désinfectant, les ERV peuvent survivre dans les salles de bain ou sur diverses surfaces de la chambre d’hôpital pendant de longues périodes. Un lavage des mains soigneux, avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, constitue la meilleure forme de prévention contre la transmission de l’infection.

Pour en savoir plus sur les ERV, veuillez consulter la fiche de renseignement sur l’ERV produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à EVR

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*
       

Janvier 2015

0

3 974

0

Février 2015

0

3 683

0

Mars 2015

0

4 103

0

Avril 2015

0

3 775

0

Mai 2015

0

4 130

0

Juin 2015

0

3 872

0

Juillet 2015

0

3 924

0

Août 2015

0

3 885

0

Septembre 2015

0

3 957

0

Octobre 2015

0

4 066

0
Novembre 2015 0 4 021 0
Décembre 2015 0 3 987 0
Janvier 2016 0 4 186 0

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Infection par cathéter central

Le cathéter central est un petit tube inséré dans la veine d’un patient pour lui administrer du sang, des liquides ou des nutriments. Il permet aussi aux fournisseurs de soins de santé de surveiller les liquides et d’évaluer le cœur et la circulation. L’infection survient par suite de la contamination du cathéter central par une bactérie qui se propage ensuite dans la circulation sanguine.

Le risque de contracter une telle infection est plus élevé chez les patients d’une unité de soins intensifs et chez ceux qui présentent une maladie grave sous-jacente ou invalidante, qui reçoivent une greffe de moelle osseuse ou une chimiothérapie, ou qui ont utilisé un cathéter central durant une longue période. Les symptômes d’infection comprennent une rougeur, de la douleur ou une enflure autour du point d’insertion du cathéter, ou de la douleur ou une sensibilité le long du trajet du cathéter. On observe aussi parfois un écoulement de liquide provenant de la peau autour du point d’insertion. Le patient peut présenter une fièvre ou des frissons soudains.

Les infections par cathéter central (ICC) sont traitées à l’aide d’antibiotiques, mais il y a moyen de les éviter. Il est recommandé aux patients de se laver les mains fréquemment avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, et d’éviter de toucher leurs cathéters et pansements. Toute personne qui manipule les cathéters — fournisseur de soins de santé ou autre — doit toujours se laver les mains soigneusement.

Pour en savoir plus sur les infections par cathéter central, consultez la fiche de renseignements sur les ICC produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections reliées aux cathéters centraux

Trimestre Nombre de cas Nombre de jours d’utilisation d’un cathéter central* Incidence/1 000 jours d’utilisation d’un cathéter central*
       

Janvier à mars 2015

2

2 322

0,86

Avril à juin 2015

0

2 416

0

Juillet à septembre 2015

0

2 250

0

Octobre à décembre 2015

1

2 495

0,40

* Le nombre de jours d’utilisation d’un cathéter central correspond au nombre total de jours d’utilisation d’un cathéter central chez les patients de l’Institut de cardiologie au cours d’un trimestre donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Pneumonie sous ventilation assistée (PVA)

Les patients qui nécessitent une ventilation mécanique pour respirer pendant plus de 48 heures courent un risque accru de pneumonie, une infection grave des poumons. Les patients qui utilisent un ventilateur pendant plus de 5 jours et qui résident dans une maison de soins infirmiers, sont hospitalisés ou ont pris des antibiotiques au cours de 90 jours précédents, présentent le risque le plus élevé.
Les symptômes de la PVA comprennent la fièvre, une température corporelle basse, des mucosités nauséabondes rejetées par les poumons (crachats) ou les voies respiratoires, et l’hypoxie (diminution du taux d’oxygène sanguin).

Il est possible de prévenir la PVA en se lavant les mains fréquemment à l’aide de savon et d’eau, ou en les frictionnant avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, en maintenant la tête du patient surélevée à un angle de 30 à 45 degrés et en cessant l’utilisation du ventilateur le plus tôt possible.

Taux de PVA

Trimestre Nombre de cas Nombre de jours de ventilation mécanique* Incidence/1 000 jours de ventilation mécanique*
       
Janvier à mars 2015 1 1 061 0,94
Avril à juin 2015 1 1 176 0,85
Juillet à septembre 2015 0 1 189 0
Octobre à décembre 2015 0 1 223 0
* Le nombre de jours de ventilation mécanique correspond au nombre total de jours d’utilisation de la ventilation mécanique chez les patients de l’Institut de cardiologie au cours d’un trimestre donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

 

Hygiène des mains

Le respect des directives en matière d’hygiène des mains est obligatoire dans les quatre situations suivantes :

  • avant un contact initial avec le patient ou son environnement;
  • avant une intervention aseptique (intervention présentant un risque d’infection, comme le fait de toucher au corps du patient ou à un dispositif qui y est inséré);
  • après une exposition possible à des liquides organiques;
  • après un contact avec le patient ou son environnement.

Il est prévu que les taux de fidélité en matière d’hygiène des mains avant et après un contact avec le patient ou son environnement seront rendus publics.

Pour de plus amples renseignements sur l’hygiène des mains, consultez la fiche de renseignements sur le lavage des mains produite par le gouvernement de l’Ontario.

Mois Occasions* Directives suivies Observations Fidélité (%)
Mars 2015 Avant un contact avec le patient ou son environnement 87 94 92,55
Après un contact avec le patient ou son environnement 159 159 100,00
* Dans le tableau ci-dessus, les occasions correspondent aux moments où les mesures d’hygiène des mains doivent être prises. Le taux de fidélité aux directives en matière d’hygiène des mains (« directives suivies » divisées par « observations ») est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.
Liste de contrôle de la sécurité chirurgicale

Les études révèlent que l’utilisation d’une liste de contrôle au cours des interventions chirurgicales permet d’améliorer les résultats thérapeutiques des patients. Il a été démontré que ce type de listes, qui comprend un entretien préparatoire, permet de réduire le taux de retards évitables, d’augmenter la rentabilité des salles d’opération, de diminuer les temps d’attente pour les patients atteints d’affections aiguës, de réduire le taux de roulement du personnel infirmier et d’accroître la satisfaction au travail.

La liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale comporte trois aspects :

  • Entretien préparatoire : Évaluation préopératoire du patient conscient avant l’anesthésie en présence de tous les membres de l’équipe.
  • Temps d’arrêt : Évaluation immédiatement avant l’incision.
  • Bilan : Préparation des soins postopératoires adéquats avant le départ du patient de la salle d’opération.

Taux de fidélité à la liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale

Trimestre Nombre de cas Nombre de cas où la LCSC a été respectée Taux de fidélité (%)
       
Janvier à mars 2015 450 444 98,66 %
1er trimestre – Avril à juin 2015 426 422 99,06 %
2eme trimestre – Juillet à septembre 2015 427 415 97,19 %
3eme trimestre -Octobre à décembre 2015 454 446 98,23 %

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