Prévention des infections

La fréquence des infections contractées à l’hôpital a augmenté en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde au cours des dernières années. De façon compréhensible, les infections nosocomiales sont une source de préoccupation pour les patients. Bien qu’il soit impossible d’éradiquer complètement ce type d’infections, l’Institut de cardiologie prend la minimisation de ce phénomène très au sérieux.

Les patients font l’objet d’une surveillance à leur admission, tout au long de leur séjour à l’hôpital et au moment de leur congé. Ces mesures permettent de déterminer si les patients présentaient une infection préexistante à leur arrivée à l’hôpital ou si l’infection s’est développée durant leur hospitalisation. Notre programme de prévention des infections permet de déceler rapidement une infection, de gérer les éclosions, d’éduquer les médecins et le personnel ainsi que d’instaurer des pratiques visant à maîtriser les infections.

L’Institut de cardiologie s’est engagé à éduquer les patients pour les aider à comprendre leur maladie et à mieux participer à leurs propres soins.

Taux d’infections à l’Institut de cardiologie

Vous trouverez ci-après les taux d’infections et de fidélité aux mesures d’hygiène des mains à l’Institut de cardiologie au cours des 12 derniers mois, ou de la période de compilation dans le cas de nouvelles données..

Clostridium difficile

Clostridium difficile, également connu sous le nom de C. difficile ou C. diff., est une bactérie courante dans notre environnement, notamment dans l’intestin et les selles des humains et des animaux. Habituellement, le C. difficile ne présente pas de danger, mais la bactérie peut infecter les patients qui suivent un traitement antibiotique, les personnes âgées et les sujets dont la santé est compromise.L’infection peut entraîner des diarrhées, de la fièvre, des douleurs abdominales et, dans les cas extrêmes, le décès.

La bactérie se transmet par contact avec les selles ou avec des surfaces contaminées, en particulier dans les toilettes. La prévention repose essentiellement sur une bonne hygiène, comme le lavage soigneux des mains.

Pour en savoir plus sur le C. difficile, consultez la  fiche de renseignements sur le C. difficile  produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à C. difficile

Mois Nombre de cas Nombre de jours-patient* Incidence/1 000 jours-patient*

Avril 2015

0

3 775

0

Mai 2015

2

4 130

0,48

Juin 2015

2

3 872

0,52

Juillet 2015

3

3 924

0,76

Août 2015

3

3 885

0,77

Septembre 2015

2

3 957

0,51

Octobre 2015

1

4 066

0,25
Novembre 2015 3 4 021 0,75
Décembre 2015 1 3 987 0,25
Janvier 2016 0 4 186 0
Février 2016 3 3 876 0,77
Mars 2016 1 4 138 0,24

 

Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline

SARM est l’abréviation de Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) résistant à la méthicilline. Staphylococcus aureus est une bactérie (ou germe) que l’on trouve couramment au niveau de la peau ou des muqueuses du nez. La plupart des porteurs de Staphylococcus aureus ne présentent pas d’infection. Toutefois, chez certaines personnes, la bactérie cause une infection qui requiert une prise en charge. Lorsque des bactéries sont détectées dans le sang, l’infection se nomme « bactériémie ».

Lorsque les antibiotiques courants, comme les pénicillines ne parviennent pas à détruire Staphylococcus aureus, la bactérie est qualifiée de « résistante » ou, comme dans le cas présent, SARM. Les infections à SARM ne sont pas forcément plus graves quelles celles attribuables à la souche courante de Staphylococcus aureus. Toutefois, seuls quelques antibiotiques sont efficaces contre les infections à SARM.

SARM se transmet d’un individu infecté à un autre par contact direct ou en manipulant du matériel contaminé ou les selles du patient. La bactérie peut survivre sur les mains ou d’autres surfaces. Par conséquent, la prévention la plus efficace repose sur les mesures d’hygiène. Les mains en particulier doivent être lavées avec grand soin à l’aide d’eau et de savon, ou frictionnées avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, après chaque utilisation des toilettes ou après s’être mouché, et avant de toucher les plaies et les pansements.

Pour en savoir plus sur le SARM, veuillez consulter la fiche de renseignements sur le SARM produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à SARM

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*

Avril 2015

0

3 775

0

Mai 2015

0

4 130

0

Juin 2015

0

3 872

0

Juillet 2015

0

3 924

0

Août 2015

0

3 885

0

Septembre 2015

0

3 957

0

Octobre 2015

0

4 066

0

Novembre 2015 0 4 021 0
Décembre 2015 0 3 987 0
Janvier 2016 0 4 186 0
Février 2016 1 3 876 0,26
Mars 2016 0 4 138 0

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Entérocoque résistant à la vancomycine

ERV est l’abréviation de « entérocoque résistant à la vancomycine ». La vancomycine est un antibiotique utilisé pour traiter les infections. Les entérocoques sont des bactéries couramment présentes dans les intestins. Toutefois, chez certaines personnes, ces bactéries causent une infection qui doit être traitée. Seuls quelques antibiotiques, dont la vancomycine, sont efficaces contre les infections à entérocoques. Si l’entérocoque développe une résistance à la vancomycine, cet antibiotique ne parvient plus à détruire la bactérie. Cependant, il existe d’autres antibiotiques pour traiter les infections à ERV.

Les ERV se transmettent habituellement par le contact avec les mains d’un membre du personnel soignant qui a lui-même été contaminé par une personne infectée. Les excrétions et les selles sont les sources les plus courantes de contamination. En l’absence de mesures de nettoyage adéquates avec un désinfectant, les ERV peuvent survivre dans les salles de bain ou sur diverses surfaces de la chambre d’hôpital pendant de longues périodes. Un lavage des mains soigneux, avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, constitue la meilleure forme de prévention contre la transmission de l’infection.

Pour en savoir plus sur les ERV, veuillez consulter la fiche de renseignement sur l’ERV produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à EVR

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*

Avril 2015

0

3 775

0

Mai 2015

0

4 130

0

Juin 2015

0

3 872

0

Juillet 2015

0

3 924

0

Août 2015

0

3 885

0

Septembre 2015

0

3 957

0

Octobre 2015

0

4 066

0
Novembre 2015 0 4 021 0
Décembre 2015 0 3 987 0
Janvier 2016 0 4 186 0
Février 2016 0 3 876 0
Mars 2016 0 4 138 0

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Infection par cathéter central

L’utilisation d’un cathéter central correspond à l’insertion d’un petit tube dans la veine d’un patient afin de lui administrer du sang, des liquides ou des nutriments. Les cathéters centraux permettent aussi aux fournisseurs de soins de santé de surveiller les liquides et d’évaluer le coeur et la circulation. Une infection survient lorsque le cathéter central est contaminé par une bactérie qui se propage ensuite dans la circulation sanguine.

Le risque de contracter ce type d’infection est plus élevé chez les patients de l’Unité de soins intensifs (USI) et chez ceux qui présentent une maladie sous-jacente ou invalidante, qui reçoivent une greffe de moelle osseuse ou une chimiothérapie, ou qui ont utilisé un cathéter central de façon prolongée. Les symptômes d’infection comprennent une rougeur, de la douleur ou une enflure dans la région du point d’insertion du cathéter, ou de la douleur ou une sensibilité le long du trajet du cathéter. On observe aussi parfois un écoulement de liquide provenant de la peau autour du point d’insertion. Le patient peut présenter une fièvre ou des frissons soudains.

Le cas échéant, les infections reliées aux cathéters centraux sont traitées à l’aide d’antibiotiques, mais celles-ci peuvent être évitées. Il est recommandé aux patients de se laver les mains fréquemment avec de l’eau et du savon, ou de les frictionner avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, et d’éviter de toucher le cathéter et le pansement. Les fournisseurs de soins de santé, ou quiconque manipule le cathéter, doivent toujours se laver les mains à fond.

Pour en savoir plus sur les infections par cathéter central, consultez la fiche de renseignements sur les ICC produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections reliées aux cathéters centraux

Trimestre Nombre de cas Nombre de jours d’utilisation d’un cathéter central* Incidence/1 000 jours d’utilisation d’un cathéter central*

Avril à juin 2015

0

2 416

0

Juillet à septembre 2015

0

2 250

0

Octobre à décembre 2015

1

2 495

0,40

Janvier à mars 2016 0 2 634 0

* Le nombre de jours d’utilisation d’un cathéter central correspond au nombre total de jours d’utilisation d’un cathéter central chez les patients de l’Institut de cardiologie au cours d’un trimestre donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Pneumonie sous ventilation assistée (PVA)

Les patients qui nécessitent une ventilation mécanique pour respirer pendant plus de 48 heures courent un risque accru de pneumonie, une infection grave des poumons. Les patients qui utilisent un ventilateur pendant plus de 5 jours et qui résident dans une maison de soins infirmiers, sont hospitalisés ou ont pris des antibiotiques au cours de 90 jours précédents, présentent le risque le plus élevé.

Les symptômes de la PVA comprennent la fièvre, une température corporelle basse, des mucosités nauséabondes rejetées par les poumons (crachats) ou les voies respiratoires, et l’hypoxie (diminution du taux d’oxygène sanguin).

Il est possible de prévenir la PVA en se lavant les mains fréquemment à l’aide de savon et d’eau, ou en les frictionnant avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, en maintenant la tête du patient surélevée à un angle de 30 à 45 degrés et en cessant l’utilisation du ventilateur le plus tôt possible.

Taux de PVA

Trimestre Nombre de cas Nombre de jours de ventilation mécanique* Incidence/1 000 jours de ventilation mécanique*
Avril à juin 2015 1 1 176 0,85
Juillet à septembre 2015 0 1 189 0
Octobre à décembre 2015 0 1 223 0
Janvier à mars 2016 0 1 453 0
* Le nombre de jours de ventilation mécanique correspond au nombre total de jours d’utilisation de la ventilation mécanique chez les patients de l’Institut de cardiologie au cours d’un trimestre donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

 

Hygiène des mains

Les études montrent que l’hygiène des mains est la meilleure façon de réduire le risque d’infections transmises en milieu hospitalier. La friction avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool est la méthode de choix pour décontaminer les mains lorsque celles-ci ne paraissent pas sales, alors que le lavage des mains à l’aide de savon et d’eau courante est nécessaire lorsque les mains sont visiblement sales.

L’hygiène des mains concerne tous ceux qui se trouvent dans l’hôpital, y compris les patients. Le nettoyage des mains est l’un des meilleurs moyens pour vous et l’équipe de soins de prévenir la propagation de nombreuses infections. Les règles d’hygiène des mains doivent être observées par tout le monde, y compris les visiteurs, à l’entrée et à la sortie de la chambre d’un patient.

Taux de fidélité aux mesures d’hygiène des mains

Chaque trimestre, l’Institut de cardiologie diffuse le taux de fidélité aux directives en matière d’hygiène des mains, calculé à l’aide de la formule suivante :

Nombre de fois où les mesures d’hygiène des mains sont respectées X 100 = % de fidélité
  Nombre d’occasions où les mesures d’hygiène des mains sont indiquées

Ces pourcentages reflètent :

1) Les mesures d’hygiène des mains avant un contact initial avec le patient ou son environnement par un fournisseur de soins de santé (infirmières, médecins, professionnels paramédicaux, employés de l’entretien ménager ou de soutien, etc.);
2) Les mesures d’hygiène des mains après un contact avec le patient ou son environnement par un fournisseur de soins de santé (infirmières, médecins, professionnels paramédicaux, employés de l’entretien ménager ou de soutien, etc.).

Pour de plus amples renseignements sur l’hygiène des mains, consultez la fiche de renseignements sur le lavage des mains produite par le gouvernement de l’Ontario.

Mois Occasions* Directives suivies Observations Fidélité (%)
Mars 2016 Avant un contact avec le patient ou son environnement 84 86 97,68
Après un contact avec le patient ou son environnement 161 165 97,58
* Dans le tableau ci-dessus, les occasions correspondent aux moments où les mesures d’hygiène des mains doivent être prises. Le taux de fidélité aux directives en matière d’hygiène des mains (« directives suivies » divisées par « observations ») est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.
Liste de contrôle de la sécurité chirurgicale

Les études révèlent que l’utilisation d’une liste de contrôle au cours des interventions chirurgicales permet d’améliorer les résultats thérapeutiques des patients. Il a été démontré que ce type de listes, qui comprend un entretien préparatoire, permet de réduire le taux de retards évitables, d’augmenter la rentabilité des salles d’opération, de diminuer les temps d’attente pour les patients atteints d’affections aiguës, de réduire le taux de roulement du personnel infirmier et d’accroître la satisfaction au travail.

La liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale comporte trois aspects :

  • Entretien préparatoire : Évaluation préopératoire du patient conscient avant l’anesthésie en présence de tous les membres de l’équipe.
  • Temps d’arrêt : Évaluation immédiatement avant l’incision.
  • Bilan : Préparation des soins postopératoires adéquats avant le départ du patient de la salle d’opération.

Deux fois par année, l’Institut de cardiologie affiche son taux de fidélité à la liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale, lequel est calculé à l’aide de la formule suivante :

Nombre de cas où les trois étapes de la liste de contrôle ont été réalisées X 100 = % de fidélité
                                                          Nombre total d’interventions

Taux de fidélité à la liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale

Trimestre Nombre de cas Nombre de cas où la LCSC a été respectée Taux de fidélité (%)
1er trimestre – Avril à juin 2015 426 422 99,06 %
2eme trimestre – Juillet à septembre 2015 427 415 97,19 %
3eme trimestre -Octobre à décembre 2015 454 446 98,23 %
Janvier à mars 2016 441 435 98.63%

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