Prévention des infections

La fréquence des infections contractées à l’hôpital a augmenté en Amérique du Nord et ailleurs dans le monde au cours des dernières années. De façon compréhensible, les infections nosocomiales sont une source de préoccupation pour les patients. Bien qu’il soit impossible d’éradiquer complètement ce type d’infections, l’Institut de cardiologie prend la minimisation de ce phénomène très au sérieux.

Les patients font l’objet d’une surveillance à leur admission, tout au long de leur séjour à l’hôpital et au moment de leur congé. Ces mesures permettent de déterminer si les patients présentaient une infection préexistante à leur arrivée à l’hôpital ou si l’infection s’est développée durant leur hospitalisation. Notre programme de prévention des infections permet de déceler rapidement une infection, de gérer les éclosions, d’éduquer les médecins et le personnel ainsi que d’instaurer des pratiques visant à maîtriser les infections.

L’Institut de cardiologie s’est engagé à éduquer les patients pour les aider à comprendre leur maladie et à mieux participer à leurs propres soins.

Taux d’infections à l’Institut de cardiologie

Vous trouverez ci-après les taux d’infections et de fidélité aux mesures d’hygiène des mains à l’Institut de cardiologie au cours des 12 derniers mois, ou de la période de compilation dans le cas de nouvelles données..

Clostridium difficile

Clostridium difficile, également connu sous le nom de C. difficile ou C. diff., est une bactérie courante dans notre environnement, notamment dans l’intestin et les selles des humains et des animaux. Habituellement, le C. difficile ne présente pas de danger, mais la bactérie peut infecter les patients qui suivent un traitement antibiotique, les personnes âgées et les sujets dont la santé est compromise.L’infection peut entraîner des diarrhées, de la fièvre, des douleurs abdominales et, dans les cas extrêmes, le décès.

La bactérie se transmet par contact avec les selles ou avec des surfaces contaminées, en particulier dans les toilettes. La prévention repose essentiellement sur une bonne hygiène, comme le lavage soigneux des mains.

Pour en savoir plus sur le C. difficile, consultez la  fiche de renseignements sur le C. difficile  produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à C. difficile

Mois Nombre de cas Nombre de jours-patient* Incidence/1 000 jours-patient*
Septembre 2017 1 4 094 0,24
Août 2017 2 4 186 0,48
Juillet 2017 0 4 103 0
Juin 2017 2 4 060 0,49
Mai 2017 1 4 216 0,24
Avril 2017 3 3 827 0,78
Mars 2017 0 4 127 0
Février 2017 1 3 752 0,27
Janvier 2017 2 4 196 0,48
Décembre 2016 1 4 120 0,24
Novembre 2016 1 4 029 0,25
Octobre 2016 2 4 089 0,49

 

Les mesures ci-dessous ont été prises en vue de diminuer la fréquence de contamination à C. difficile.

  • Tous les patients ont fait l’objet de précautions contre les contacts et ont été placés dans une chambre individuelle jusqu’à 48 heures après la disparition du dernier épisode de diarrhée.
  • Des activités de nettoyage supplémentaires ont été entreprises dans les unités contaminées, dont le nettoyage deux fois par jour de toute surface fréquemment touchée, soit tout matériel dans les couloirs utilisé par le patient, comme les pèse-personnes et les chaises. De plus, le nettoyage des chambres de patients touchés par le C. difficile a été effectué deux fois par jour.
  • Des rappels ont été effectués auprès du personnel pour lui demander d’exercer une surveillance vigilante, de sorte que les patients présentant des symptômes d’infection à C. difficile soient mis en isolement dans les plus brefs délais et les échantillons envoyés pour analyse.

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé. Selon le Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales (PCSIN) de l’Agence de la santé publique du Canada, la cible de référence pour les infections à C. difficile est de 0,64 par 1 000 jours-patient.

Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline

SARM est l’abréviation de Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) résistant à la méthicilline. Staphylococcus aureus est une bactérie (ou germe) que l’on trouve couramment au niveau de la peau ou des muqueuses du nez. La plupart des porteurs de Staphylococcus aureus ne présentent pas d’infection. Toutefois, chez certaines personnes, la bactérie cause une infection qui requiert une prise en charge. Lorsque des bactéries sont détectées dans le sang, l’infection se nomme « bactériémie ».

Lorsque les antibiotiques courants, comme les pénicillines ne parviennent pas à détruire Staphylococcus aureus, la bactérie est qualifiée de « résistante » ou, comme dans le cas présent, SARM. Les infections à SARM ne sont pas forcément plus graves quelles celles attribuables à la souche courante de Staphylococcus aureus. Toutefois, seuls quelques antibiotiques sont efficaces contre les infections à SARM.

SARM se transmet d’un individu infecté à un autre par contact direct ou en manipulant du matériel contaminé ou les selles du patient. La bactérie peut survivre sur les mains ou d’autres surfaces. Par conséquent, la prévention la plus efficace repose sur les mesures d’hygiène. Les mains en particulier doivent être lavées avec grand soin à l’aide d’eau et de savon, ou frictionnées avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, après chaque utilisation des toilettes ou après s’être mouché, et avant de toucher les plaies et les pansements.

Pour en savoir plus sur le SARM, veuillez consulter la fiche de renseignements sur le SARM produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à SARM

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*
Septembre 2017 0 4 094 0
Août 2017 0 4 186 0
juillet 2017 0 3 743 0
Juin 2017 0 4 060 0
Mai 2017 0 4 216 0
Avril 2017 0 3 827 0
Mars 2017 0 4 127 0
Février 2017 0 3 752 0
Janvier 2017 0 4 196 0
Décembre 2016 1 4 120 0,24
Novembre 2016 0 4 029 0
Octobre 2016 0 4 089 0

 

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Entérocoque résistant à la vancomycine

ERV est l’abréviation de « entérocoque résistant à la vancomycine ». La vancomycine est un antibiotique utilisé pour traiter les infections. Les entérocoques sont des bactéries couramment présentes dans les intestins. Toutefois, chez certaines personnes, ces bactéries causent une infection qui doit être traitée. Seuls quelques antibiotiques, dont la vancomycine, sont efficaces contre les infections à entérocoques. Si l’entérocoque développe une résistance à la vancomycine, cet antibiotique ne parvient plus à détruire la bactérie. Cependant, il existe d’autres antibiotiques pour traiter les infections à ERV.

Les ERV se transmettent habituellement par le contact avec les mains d’un membre du personnel soignant qui a lui-même été contaminé par une personne infectée. Les excrétions et les selles sont les sources les plus courantes de contamination. En l’absence de mesures de nettoyage adéquates avec un désinfectant, les ERV peuvent survivre dans les salles de bain ou sur diverses surfaces de la chambre d’hôpital pendant de longues périodes. Un lavage des mains soigneux, avec de l’eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, constitue la meilleure forme de prévention contre la transmission de l’infection.

Pour en savoir plus sur les ERV, veuillez consulter la fiche de renseignement sur l’ERV produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections à EVR

Mois Nombre de cas Nombre de jourspatient* Incidence/1 000 jours-patient*
Septembre 2017 0 4 094 0
Août 2017 0 4 186 0
Juillet 2017 0 4 103 0
Juin 2017 0 4 060 0
Mai 2017 1 4 216 0,24
Avril 2017 1 3 827 0,26
Mars 2017 2 4 127 0,48
Février 2017 0 3 752 0
Janvier 2017 1 4 196 0,24
Décembre 2016 0 4 120 0
Novembre 2016 0 4 029 0
Octobre 2016 0 4 089 0

 

* Le nombre de jours-patient correspond au nombre total de jours passés à l’Institut de cardiologie par l’ensemble des patients au cours d’un mois donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Infection par cathéter central

L’utilisation d’un cathéter central correspond à l’insertion d’un petit tube dans la veine d’un patient afin de lui administrer du sang, des liquides ou des nutriments. Les cathéters centraux permettent aussi aux fournisseurs de soins de santé de surveiller les liquides et d’évaluer le coeur et la circulation. Une infection survient lorsque le cathéter central est contaminé par une bactérie qui se propage ensuite dans la circulation sanguine.

Le risque de contracter ce type d’infection est plus élevé chez les patients de l’Unité de soins intensifs (USI) et chez ceux qui présentent une maladie sous-jacente ou invalidante, qui reçoivent une greffe de moelle osseuse ou une chimiothérapie, ou qui ont utilisé un cathéter central de façon prolongée. Les symptômes d’infection comprennent une rougeur, de la douleur ou une enflure dans la région du point d’insertion du cathéter, ou de la douleur ou une sensibilité le long du trajet du cathéter. On observe aussi parfois un écoulement de liquide provenant de la peau autour du point d’insertion. Le patient peut présenter une fièvre ou des frissons soudains.

Le cas échéant, les infections reliées aux cathéters centraux sont traitées à l’aide d’antibiotiques, mais celles-ci peuvent être évitées. Il est recommandé aux patients de se laver les mains fréquemment avec de l’eau et du savon, ou de les frictionner avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, et d’éviter de toucher le cathéter et le pansement. Les fournisseurs de soins de santé, ou quiconque manipule le cathéter, doivent toujours se laver les mains à fond.

Pour en savoir plus sur les infections par cathéter central, consultez la fiche de renseignements sur les ICC produite par le gouvernement de l’Ontario.

Taux d’infections reliées aux cathéters centraux

Trimestre Nombre de cas Nombre de jours d’utilisation d’un cathéter central* Incidence/1 000 jours d’utilisation d’un cathéter central*
Juillet à septembre 2017 1 2 606 0,38
Avril à juin 2017 2 2 592 0,77
Janvier à mars 2017 2 3 569 0,56
Octobre à décembre 2016 3 2 575 1,17

 

* Le nombre de jours d’utilisation d’un cathéter central correspond au nombre total de jours d’utilisation d’un cathéter central chez les patients de l’Institut de cardiologie au cours d’un trimestre donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Pneumonie sous ventilation assistée (PVA)

Les patients qui nécessitent une ventilation mécanique pour respirer pendant plus de 48 heures courent un risque accru de pneumonie, une infection grave des poumons. Les patients qui utilisent un ventilateur pendant plus de 5 jours et qui résident dans une maison de soins infirmiers, sont hospitalisés ou ont pris des antibiotiques au cours de 90 jours précédents, présentent le risque le plus élevé.

Les symptômes de la PVA comprennent la fièvre, une température corporelle basse, des mucosités nauséabondes rejetées par les poumons (crachats) ou les voies respiratoires, et l’hypoxie (diminution du taux d’oxygène sanguin).

Il est possible de prévenir la PVA en se lavant les mains fréquemment à l’aide de savon et d’eau, ou en les frictionnant avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool, en maintenant la tête du patient surélevée à un angle de 30 à 45 degrés et en cessant l’utilisation du ventilateur le plus tôt possible.

Taux de PVA

Trimestre Nombre de cas Nombre de jours de ventilation mécanique* Incidence/1 000 jours de ventilation mécanique*
Juillet à septembre 2017 1 1 294 0,77
Avril à juin 2017 0 1 249  0
Janvier à mars 2017 0 1 277 0
Octobre à Décembre 2016 0

1 378

0

 

* Le nombre de jours de ventilation mécanique correspond au nombre total de jours d’utilisation de la ventilation mécanique chez les patients de l’Institut de cardiologie au cours d’un trimestre donné. L’incidence est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Hygiène des mains

Les études montrent que l’hygiène des mains est la meilleure façon de réduire le risque d’infections transmises en milieu hospitalier. La friction avec un désinfectant pour les mains à base d’alcool est la méthode de choix pour décontaminer les mains lorsque celles-ci ne paraissent pas sales, alors que le lavage des mains à l’aide de savon et d’eau courante est nécessaire lorsque les mains sont visiblement sales.

L’hygiène des mains concerne tous ceux qui se trouvent dans l’hôpital, y compris les patients. Le nettoyage des mains est l’un des meilleurs moyens pour vous et l’équipe de soins de prévenir la propagation de nombreuses infections. Les règles d’hygiène des mains doivent être observées par tout le monde, y compris les visiteurs, à l’entrée et à la sortie de la chambre d’un patient.

Taux de fidélité aux mesures d’hygiène des mains

Chaque trimestre, l’Institut de cardiologie diffuse le taux de fidélité aux directives en matière d’hygiène des mains, calculé à l’aide de la formule suivante :

(Nombre de fois où les mesures d’hygiène des mains sont respectées) ÷ (Nombre d’occasions où les mesures d’hygiène des mains sont indiquées) x 100 = % de fidélité

Ces pourcentages reflètent :

1) Les mesures d’hygiène des mains avant un contact initial avec le patient ou son environnement par un fournisseur de soins de santé (infirmières, médecins, professionnels paramédicaux, employés de l’entretien ménager ou de soutien, etc.);
2) Les mesures d’hygiène des mains après un contact avec le patient ou son environnement par un fournisseur de soins de santé (infirmières, médecins, professionnels paramédicaux, employés de l’entretien ménager ou de soutien, etc.).

Pour de plus amples renseignements sur l’hygiène des mains, consultez la fiche de renseignements sur le lavage des mains produite par le gouvernement de l’Ontario.

Mois Occasions* Directives suivies Observations Fidélité (%)
Mars 2017 Avant un contact avec le patient ou son environnement 86 89 96,63
Après un contact avec le patient ou son environnement 168 171 98,25

 

* Dans le tableau ci-dessus, les occasions correspondent aux moments où les mesures d’hygiène des mains doivent être prises. Le taux de fidélité aux directives en matière d’hygiène des mains (« directives suivies » divisées par « observations ») est une mesure standard qui permet de comparer les résultats entre les établissements de santé.

Liste de contrôle de la sécurité chirurgicale

Les études révèlent que l’utilisation d’une liste de contrôle au cours des interventions chirurgicales permet d’améliorer les résultats thérapeutiques des patients. Il a été démontré que ce type de listes, qui comprend un entretien préparatoire, permet de réduire le taux de retards évitables, d’augmenter la rentabilité des salles d’opération, de diminuer les temps d’attente pour les patients atteints d’affections aiguës, de réduire le taux de roulement du personnel infirmier et d’accroître la satisfaction au travail.

La liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale comporte trois aspects :

  • Entretien préparatoire : Évaluation préopératoire du patient conscient avant l’anesthésie en présence de tous les membres de l’équipe.
  • Temps d’arrêt : Évaluation immédiatement avant l’incision.
  • Bilan : Préparation des soins postopératoires adéquats avant le départ du patient de la salle d’opération.

Deux fois par année, l’Institut de cardiologie affiche son taux de fidélité à la liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale, lequel est calculé à l’aide de la formule suivante :

(Nombre de cas où les trois étapes de la liste de contrôle ont été réalisées) ÷ (Nombre total d’interventions) x 100 = % de fidélité

Taux de fidélité à la liste de contrôle pour la sécurité chirurgicale

Trimestre Nombre de cas Nombre de cas où la LCSC a été respectée Taux de fidélité (%)
1er trimestre : avril à juin 2017 443 429 96,83 % 
4e trimestre : janvier à mars 2017 449 445 99,11 %
3e trimestre : octobre à décembre 2016 421 415 98,57 %
2e trimestre : juillet à septembre 2016 465 457 98,28 %
Mycobactéries non tuberculeuses (MNT)

Renseignements à l’intention des patients

Lors d’une chirurgie, il est souvent nécessaire d’utiliser un échangeur thermique afin de maintenir les organes et le sang du patient à une certaine température. Les nombreux avantages qu’apporte le contrôle de la température lors d’une opération dépassent largement les faibles risques d’infection qui y sont liés.

Questions fréquentes

Quelles bactéries sont associées aux infections liées à l’utilisation d’un échangeur thermique?

Les mycobactéries non tuberculeuses (MNT) sont naturellement présentes dans notre environnement, notamment dans l’eau et la terre. Il est possible qu’elles se retrouvent et se multiplient dans un échangeur thermique.

Certains patients sont-ils plus à risque d’être infectés par une MNT?

Les MNT peuvent engendrer des infections chez les patients très malades, dont ceux qui ont un système immunitaire affaibli, qui souffrent d’une maladie pulmonaire ou de diabète, qui suivent une chimiothérapie ou certains traitements médicaux effractifs, ou qui ont subi une greffe d’organe ou de tissus.

Si j’ai été exposé à une MNT pendant ma chirurgie, quelles sont les probabilités que j’aie été ou que je serai infecté(e)?

Bien que ce soit rare, il arrive que ce type d’infection se produise, principalement chez les patients ayant subi une chirurgie à thorax ouvert. Les patients souffrant d’une maladie pulmonaire ou ayant un système immunitaire affaibli sont susceptibles d’être infectés par des MNT.

Quels sont les symptômes d’une infection par une MNT?

Bien que certaines MNT se multiplient rapidement, la plupart des MNT associées aux infections par l’entremise d’un échangeur thermique se multiplient lentement, ce qui signifie qu’il peut se passer plusieurs mois ou même plus d’une année avant qu’une infection se développe.

Voici certains symptômes d’une infection potentielle par une MNT :

  • Fatigue
  • Fièvre
  • Douleur
  • rougeur, chaleur, ou pus à l’endroit opéré
  • douleurs musculaires
  • douleurs articulaires
  • sueurs nocturnes
  • perte de poids
  • douleurs abdominales
  • nausées
  • vomissements

Que dois-je faire si j’ai ces symptômes?

Contactez votre fournisseur de soins de santé et informez-le que vous avez subi une chirurgie à thorax ouvert.

Peut-on traiter ce type d’infection?

Diverses combinaisons d’antibiotiques permettent de traiter les infections par des MNT. Il arrive que certains patients infectés aient besoin d’un traitement prolongé, pouvant aller de quelques mois à quelques années. Bien que ce soit rare, il arrive que certains patients qui ont une prothèse valvulaire et qui ont été infectés par des MNT lors d’une chirurgie cardiaque doivent être opérés de nouveau. Si elle n’est pas traitée, une infection par des MNT peut s’avérer fatale.

Une personne infectée peut-elle me transmettre ce type de bactérie?

Non, les infections par des MNT ne sont pas contagieuses et elles ne peuvent pas être transmises entre deux personnes.

De quoi devrais-je discuter avec mon médecin avant ma chirurgie?

Discutez des avantages et des risques liés à la procédure chirurgicale qui sera appliquée. Dans la très grande majorité des cas, les avantages de la procédure proposée sont bien plus élevés que les risques d’infection. Demandez à votre médecin de vous dire à quoi vous devrez vous attendre après votre chirurgie et à quel moment il serait pertinent de le consulter. Demandez-lui quelles mesures sont en place pour minimiser les risques d’infection.

Devrais-je repousser la date de ma chirurgie?

Nous vous invitons à consulter votre médecin si les risques d’infection vous préoccupent. Vous ne devriez toutefois pas repousser votre chirurgie si elle revêt un caractère vital.  Demandez à votre médecin de vous dire à quoi vous devrez vous attendre après votre chirurgie et à quel moment il serait pertinent de le consulter.

Quel est le lien entre les échangeurs thermiques et ce type d’infection?

Les échangeurs thermiques sont utilisés lors des chirurgies à thorax ouvert pour contrôler la température du corps du patient. Il est techniquement possible qu’une MNT se multiplie dans le réservoir d’eau d’un tel dispositif. Il importe de souligner que l’eau de ce réservoir n’entre normalement pas en contact avec le sang ni les fluides corporels du patient. Il a toutefois été établi que des gouttelettes contaminées provenant du réservoir peuvent transmettre des bactéries par voie aérienne en s’échappant de l’échangeur vers le reste de la salle d’opération. Il est alors possible qu’une bactérie en aérosol s’introduise dans l’ouverture thoracique ou dans un implant stérilisé.

Source : FDA, traduit par l’ICUO

Canadiens en santé - Échangeurs thermiques - Risque d’infection par des mycobactéries non tuberculeuses

Norovirus

Les norovirus sont un groupe de virus qui provoquent la gastro-entérite, une maladie généralement accompagnée d’une diarrhée et/ou de vomissements. Les norovirus, qui sont répandus aux quatre coins de l’Amérique du Nord, sont très infectieux.

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